Ceremonia del 11 de noviembre: discurso del Embajador de Francia en Argentina Pierre Henri Guignard [fr]

Monsieur l’ambassadeur,
Monsieur le chargé d’affaires,
Monsieur le Président,
Messieurs les Attachés de défense,
Mes chers compatriotes,
Señoras y Señores,

Nous sommes une fois encore réunis pour honorer ceux qui sont tombés au combat ; les soldats de la 1ère guerre mondiale, mais aussi tous ceux qui ont donné leur vie au cours des conflits qui ont ensanglanté notre histoire, pour défendre nos pays, notre liberté et nos valeurs.

Nous devons à ces combattants valeureux engagés dans des guerres par définition absurdes de nous souvenir.

Nous souvenir que si leur combat personnel était noble, la folie de l’affrontement était le résultat épouvantable de l’échec des peuples à se comprendre et de l’incapacité de leurs dirigeants à préserver la paix.

Nous souvenir que des Nations qui sacrifient leurs jeunes générations s’amputent de leurs forces vives et de leur capacité à cultiver la paix puisque chaque guerre appelle une autre guerre.

Nous souvenir que les bleuets et les coquelicots que nous portons pour commémorer l’armistice de 1918 symbolisent les fleurs sauvages de nos champs de blé ravagés, de nos terres labourées par les obus et lacérées par les tranchées de l’horreur.

Nous souvenir que la meilleure façon de préserver notre liberté, ce n’est pas la guerre, c’est la paix ; que la meilleure façon de lutter pour l’égalité dans nos société, ce n’est pas la guerre, c’est la paix ; que la plus belle expression de la fraternité ce n’est pas la fraternité d’armes, quelle que soit sa valeur, mais celle de la main tendue qui scelle la paix.

C’est pour que nous vivions en paix que ces hommes et ces femmes ont donné leur vie. Nous leur devons de la préserver à tout prix, sans pour autant, éternel paradoxe, renoncer aux combats pour la défendre quand elle est menacée.

Mesdames, messieurs, à un an du centenaire de l’Armistice, nous avons choisi, parce que cet événement a été déterminant, de commémorer le 100e anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis. C’est pourquoi le chargé d’affaires des Etats-Unis, Thomas Cooney, que je remercie pour ses paroles, nous accompagne et c’est pourquoi, avec votre autorisation, je prononcerai quelques mots en anglais.

Monsieur le chargé d’affaires, Dear Tom, in 1998, I was posted in Washington DC and served as chief of staff to the Ambassador of France. In this capacity, I assisted the Ambassador in a vast operation to pay tribute to the remaining US veterans of WWI. President Jacques Chirac had decided to distinguish them with the Legion of Honor and we had to find and identify them. That was no small task.

Thanks to the help of many volunteers and the Veterans’ Department, we were able to locate more than 300 of them. The youngest were about 98 (a few had lied on their age in order to enlist), and the oldest was probably a Gentleman young at heart, an African-American still living on his own in his apartment in Harlem in New York City: he was 114 years old!

There were also a few women, most of them nurses who had tended to the wounded. After a long and tedious process as the Veterans archives were burnt in a fire in St Louis, Missouri, and after reading thousands of records, moving memorabilia and chilling diaries, we were finally able to present the veterans with the cross and red ribbon in personal ceremonies: in the embassy, in their families or in nursing homes.
I remember Marie-Carmen and I driving to Western Virginia on a beautiful summer day to go and present the Legion to an old gentleman, 102 years old. Though he had decided that, because of his age, he would never had to do that again, he and his family were so moved that they had bought a new blue overall… We spent the afternoon together, lost in the terrible nightmares of the battlefield.

Tom, I can recall that all the veterans honored on this occasion paid tribute to their fallen comrades who hadn’t had the good fortune to return home. They all had a high image of France, a country most of them never had visited before. But rarely did we encounter any regret for their own engagement: they were defending our shared values and a certain idea of the world. Who knew than less than 30 years later their sons or nephews would have to land in Normandy to combat for liberty? All I can say, from the bottom of my heart, is: Merci!

Señoras y señores,

Terminaré en español porque este es el idioma de este país que mandó médicos para ayudar a los heridos, el principio de una larga y duradera cooperación médica, pero también porqué es el idioma que comparto con mi amigo el Embajador de Alemania, Jürgen Mertens que invité a acompañarnos tal y como ayer, el presidente Emmanuel Macron invitó al presidente Frank-Walter Steinmeier. Juntos, recorrieron, en Alsacia la “montaña devoradora de hombres”, e inauguraron un lugar de memoria franco-alemán. Citando Victor Hugo, Emmanuel Macron recordó que “una guerra entre Europeos es una guerra civil”.

Quiero hoy que juntos recordemos todas las vidas robadas por los conflictos de manera a que nunca olvidemos que la Europa que construimos, en particular sobre la amistad entre Francia y Alemania, es, antes que todo, la garantía de una paz duradera en nuestro continente.

Gracias, danke schön, thank you, merci.

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publicado el 21/11/2017

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